Le matériel et les échantillons

La différence entre un post-doc et un doctorant, c’est que lui il sait déjà tout ce qu’il faut anticiper ! Dans le labo où je travaillais, il y avait un post-doc particulièrement bien organisé et je lui ai piqué 2-3 habitudes bien utiles à prendre :

Gérer les stocks de matériel

Si comme moi tu es dans un petit labo où chacun gère ses stocks sans super système de folie de code-barre, il faut se prévoir des moments pour inventorier le matériel.

Pour cela j’avais un tableur Excel avec tous les consommables, leur référence et quantité. Très honnêtement je n’ai pas vraiment réussi à m’y tenir, mais à la base, je voulais supprimer au fur et à mesure le matériel utilisé pour avoir une vision en temps réel des stocks. De toute manière, il faut faire un inventaire avant chaque période de commandes, mais s’il a été fait un peu au fur et à mesure, ça permet d’anticiper les ruptures de stock.

Pour le matériel qui se consomme rapidement, ça peut être pas mal d’installer un tableau dans le labo et de simplement effacer les stocks utilisés au fur et à mesure. Comme ça, tes encadrants aussi les auront sous les yeux 😉

Pour le matériel très sensible (long à commander, très cher), je collais carrément des étiquettes sur les tubes pour noter le nombre de µl restant par exemple, et sur les boîtes de kit pour noter le nombre d’éléments restant.

Trier ses échantillons

Le rangement c’est vraiment une affaire personnelle, mais je te donne 2-3 astuces un peu évidentes, mais qui m’ont bien servi…

Astuce n°1:

Voilà un peu une astuce de « pauvres » mais dans mon labo on n’avait pas beaucoup de boîtes à échantillons (ça coûte super cher pour un bout de carton !) du coup je réservais les boîtes pour les échantillons précieux et ceux que j’utilisais au quotidien. Pour tous les autres échantillons je les mettais dans des sachets plastiques avec une étiquette.

Astuce n°2:

Numéroter les primers: à chaque réception de primers quand je les aliquotais je les numérotais ensuite dans l’ordre de commande, en reportant ce numéro sur mon ficher Excel avec tous les primers. C’est super pratique pour les retrouver en regardant juste le bouchon quand tu ouvres ta boîte!

Astuce n°3:

Se créer des petites boîtes annexes ou comment séparer le précieux du « à jeter »: En plus de boîtes bien triées avec uniquement les plasmides, ou bien les primers, ou bien l’ADN, j’avais toujours 2 boîtes annexes.Une boîte avec les échantillons en cours de vérification (par exemple des clones pas encore « screenés », des produits PCR en attente de séquençage etc…). Cela permet de ne conserver dans tes boîtes que des échantillons validés et vérifiés. Les autres, si tu as peur d’une erreur, tu peux les conserver mais alors mets les dans des sachets en plastique par exemple, pour vraiment éviter de les confondre.Et puis j’avais une boîte pour la manip en cours, notamment quand je faisais des qPCR, avec tous les produits nécessaires uniquement pour cette manip, que je rangeais dans leur boîte d’origine quand je n’en avais plus besoin.

Astuce n°4:

Faire une croix sur les produits ouverts avec la date d’ouverture!

Et bien sûr tenir un tableur à jour avec la liste des échantillons rangés dans les frigo et congélateurs!

Les listes à tenir à jour

Lister les primers de PCR au fur et à mesure avec les infos essentielles (longueur amplifiée, Tm, gène ciblé etc…)

Lister au fur et à mesure le matériel utilisé avec les références du fabricant. Super utile quand tu rédiges ton matériel et méthode, et quand tu veux passer des commandes !

Lister tes constructions génétiques, les plasmides que tu créés avec leur carte, et lister les clones qui portent ces constructions

Avoir un tableur Excel ou un tableau papier pour chaque boîte d’échantillons et bien le tenir à jour !


Retour haut de page